Data Scientists, utilisez le storytelling pour présenter des données

Les histoires rendent la présentation attractive, personnelle et claire.

Comment démarrer votre présentation ?

Le « Il était une fois …  » des adultes est une anecdote, une question … une accroche. Cette manière de commencer une présentation est primordiale parce que présenter les données c’est parler gens. Pas des objectifs, de théories, de l’entreprise, du marché mais des gens. Ainsi, commencer votre présentation par une touche personnelle permet de s’identifier, de se projeter, de créer une lien. Autocentrée certes mais l’homme est égoïste par nature.

Comment construire une présentation ?

L’élément déclencheur de la présentation doit devenir le fil conducteur. Selon le principe du monomythe de Joseph Campbell, toutes les histoires respectent un même schéma narratif, que voici :

Acte 1

  • le rêve : mise en place du héros, son objectif
  • le mensonge : ce que le héros croit
  • l’obstacle : prendre une décision pour surmonter l’obstacle
  • le doute : pas aussi simple

Acte 2

  • la décision : il faut se lancer
  • la lutte
  • l’ascension : première petite victoire
  • la crise : ne pas crier victoire trop vite

Acte 3

  • l’épiphanie : le travail paie
  • le message

Dans la mesure où l’on souhaite utiliser le storytelling dans une présentation, il paraît évident qu’utiliser ou s’inspirer de ce schéma s’avère indispensable. 

Quelques conseils :

  • Ajouter les bon détails. Un bon détail doit permettre de visualiser la scène, s’identifier (des chiffres ou descriptions par exemple).
  • Une astuce est de terminer son histoire sur la situation initiale changée par le chemin parcourir par le héro. Pour montrer en quoi la solution a résolue le problème.
  • Commencer sur les chapeaux de roue peut permettre d’accrocher facilement n’importe qui. Cela dit attirer l’attention est une chose, conserver l’attention en est une autre. Par exemple, dans sa conférence TED sur les maladies mortelles transmisses par les moustiques, Bill Gates a lâche des moustiques dans la salle pour montrer le danger.
  • On préfère les héro prêts à tout que les héros victorieux. Vos résultats ont été difficile à obtenir, montrez-le. Montrez les difficultés que vous avez du endurer. Quels sont les points faibles de votre solution ? Montrez votre solution face à ces points faibles. Montrez sa robustesse.
  • Rappelez-vous de la phrase de Saint-Exupéry : la simplicité est atteinte quand il n’y a plus rien à retirer. C’est quoi le coeur du sujet ? Qu’est-ce qui ne doit pas être retiré ? 
  • Pourquoi cette solution particulièrement ?
  • Utiliser une baguette magique pour montrer comment la solution pourrait être mise à rude épreuve, c’est bien. L’utiliser pour éviter les obstacles, c’est tricher.
  • Présenter le contexte sans le problème à résoudre pour expliquer les règles du jeu.

Les histoires ne sont que des données avec une âme. 

Carmine Gallo

Communiquer, tout une histoire …

Aristote pensait que la persuasion se produisait seulement lorsque trois éléments étaient juxtaposés :

  • L’ethos : s’adresse à vos valeurs. Elle se réfère à vos expériences ou à votre éducation, les deux peuvent gagner la confiance de votre public.
  • Le logos : se réfère aux bases logiques de votre argument, qui peuvent inclure des statistiques ou autres données destinées à convaincre votre audience sur les raisons concrètes de votre point de vue.
  • Le pathos : est la connexion émotionnelle que vous parvenez à générer avec votre audience.

Gallo (auteur livre TED Talk) a découvert que la plupart des conférences TED les plus populaires comprenaient 65 % de pathos, 25 % de logos et 10 % d’ethos.

En effet, les histoires rendent la présentation moins abstraite, plus identifiable et en facilite la compréhension. Il y a trois types d’histoires qui peuvent vous aider à y parvenir : l’histoire personnelle, une histoire à propos d’autrui et une histoire sur les marques, entreprises ou organisations en réussite.

Cela permet au public de sentir les émotions comme s’ils étaient au premier plan et d’installer une connexion entre l’orateur et l’audience à condition que cela soit bien fait.

La suite par ici : Quel graphe pour visualiser des données ?