Pourquoi fichtre créer des graphes à tire-larigot ???

Sapristi pourquoi créer des graphes ???

Question essentielle, s’il en est, dans la mesure où on abonde de données donc de choses à montrer (ou pas).

Se demander pourquoi créer des graphes revient à chercher à comprendre le meilleur moyen de transmettre un message.

Pourquoi a-t-on besoin d’images ?

Pour la même raison qu’il y a beaucoup d’images dans les livres des gosses !

Si seulement il pouvait y avoir davantage d’images dans les livres des adultes 🙁

Dans son livre Sapiens, Yuval Noah Harari explique que ce qui nous différencie de tous les autres animaux se trouve dans notre capacité coopérer de façon flexible et en très grand nombre. Les chimpanzés sont incapables de s’organiser par groupe de plus de 50 parce que leur coopération repose sur une confiance intime les uns des autres. C’est pourquoi un chimpanzés peut facilement tuer un humain mais qu’un large groupe d’humains pourrait rivaliser contre un large groupe de chimpanzés.

Notre capacité à coopérer repose elle sur notre imagination. Nous sommes capable de parler de choses que nous n’avons jamais vues, senti ou touchées. C’est ainsi qu’existe les religions, la monnaie, etc. C’est pourquoi les représentations visuelles sont importantes. Elles nous permettent de transmettre des messages.

Aujourd’hui cette technique est toujours utilisée. Ça a même pas mal d’avantage par rapport à un tableau de chiffres. Cela dit, le graphique doit s’adresser au bon public au bon moment.

Il semblerait par ailleurs que le cerveau mémorise plus facilement de l’information lorsque c’est visuel. Ceci s’expliquant en partie par ce qui a été dit précédemment. Et de faite que notre boîte crânienne qui a été modelée par les fresques préhistoriques sur les parois des cavernes.

En data on cherchera à présenter les données (complexe ou non) de manière compréhensible et simple. En vue de mémoriser, comprendre, analyser ou communiquer. L’objectif finale étant d’arriver à une prise de décision.

Comment créer ses graphes ?

Toute représentation graphique doit répondre à au moins une question : qui, quoi, où, quand, comment, combien et pourquoi. Sans quoi ce dernier sera très probablement inutile. Déso’.

C’est intéressant de jeter un oeil aux techniques de l’eye tracking. Il s’agit d’études pour analyser le parcours de nos yeux. Ça peut nous montrer que nous avons tendance à regarder les visages, peut-être bien pour s’identifier je ne sais pas. Le texte aussi, pour savoir de quoi il en retourne et bien sûr le produit. De haut en bas, de gauche à droite en général. De nombreux principes sont applicables pour les graphes !

Alors, d’abord, au niveau des visuels graphiques, on a quelques défis dans la pratique :

  1. aller à l’essentiel : réduire l’information, retirer ce qui est redondant
  2. choisir les bons indicateurs
  3. choisir le bon visuel : quel graph pour afficher ces données ?
  4. rester rigoureux : qu’est-ce qui est important ?
Source : infovis-wiki.net/wiki/Data-Ink_Ratio

Petite parenthèses sur le choix des couleurs : il déterminant à bien des égards parce que chaque couleur à une signification (ou plus sinon c’était trop simple); De plus, la signification diffère en fonction du contexte (du pays, de la culture, par exemple). Sur l’exemple ci-dessous, qu’est-ce qui justifie la couleur rouge pour la Slovaquie ? Le rouge ayant une connotation à tendance péjorative en France mais pas dans d’autres pays ! On n’est pas sorti de l’auberge.

De plus, chez certaines personnes atteintes de daltonisme, la perception des couleurs varient.

Enfin, l’humain peut distinguer environ 8 couleurs. Le graphe doit de ce fait ne pas utiliser les dizaines de nuance. On en reviendrait quoi qu’il en soit à une autre erreur : chercher à tout montrer. Et c’est bien connu, quand on chercher à tout montrer, on montre rien. Focus focus focus !

Mentir avec les graphiques.

IL NE FAUT PAS. C’EST PAS BIEN. VOUS M’ENTENDEZ ? VOUS M’ÉCOUTEZ. RÉPÉTEZ APRÈS MOI : JE NE MENTIRAI JAMAIS AVEC MES GRAPHS. J-A-M-A-I-S.

Ou alors sauf si vraiment vous voulez arrondir votre fin de mois. Muahaaaaahaaaaa. Ok je me calme.

Grosso modo, mentir avec les modèles temporels où on va zoomer seulement sur une partie. Ou masquer le point de départ des axes. Ou modifier les proportions. Comme on peut le faire à la télévision ou en politique. C’est NON.

Par exemple Apple apparaît plus grand qu’il ne l’est via l’utilisation de la 3D :

En 2D :