Quels sont les biais qui trompent les startups ?

Source : Youtube

Après avoir regardé ce qu’était une bonne métrique pour une startup, demandons-nous pourquoi les startups prennent de mauvaises décisions ? Les humains sont de mauvais décideurs. Le cerveau est exposé à de nombreux biais qui nous empêchent de maîtriser notre environnement.

Un biais cognitif est un mode de fonctionnement de notre cerveau qui fausse notre prise de décision. Il en existe une tripotée :

  • le biais de récence

Nous avons tendance à mieux nous souvenir des dernières informations auxquelles nous avons été confronté. Attention à finir sur une note positive durant les points sur la situation en réunion.

  • Le biais d’ancrage

Nous sommes influencés par la première impression. Attention aux entretiens basés sur l’intuition. Et si le cerveau avait pris sa décision concernant le candidat pendant les premières secondes de l’entretien ?

  • Le biais de confirmation

On accorde plus de crédit à ce qui nous est familier, à ce qui va dans notre sens de pensée, à ce qui confirme nos croyances. Nous réussissons à mettre la main sur les données qui confirment ce que nous voulons croire. Un bon résultat est acceptée tel quel alors qu’un mauvais résultat sera vérifié.

  • le biais de préjugé

On juge une personne en fonction de son groupe d’appartenance. L’opinion du stagiaire ou de l’amateur de faute sont-ils moins crédibles que celui de Francis ?

  • Le biais de statu quo

La nouveauté fait peur, elle est vue comme apportant plus de risques. On résiste aux changements, à la nouveauté, à l’inconnu. Pour avancer il faut nécessairement essayer de nouvelles choses or business model et risquées par définition.

  • Le biais de halo

On fait tout pour pour défendre quelqu’un pour défendre la première impression qu’on avait de cette personne. Ce mec a les mêmes goûts musicaux ou s’habille bien alors on cherchera à le défendre alors qu’il n’est pas le meilleur objectivement à son poste ?

  • Le biais d’internalité

On accorde plus d’importance à ce qu’une personne est que ce qu’elle dit ou fait. Si une personne est gentille et qu’elle propose une mauvaise idée, la mauvaise idée reste une mauvaise idée.

  • le biais de la tache aveugle

On a tendance à voir les biais cognitifs chez les autres mais pas chez nous. Et ce, malgré le feedback qui nous montre le contraire.

  • Le biais de représentativité

On considère certains éléments comme représentatifs. Les clients qui se plaignent ne sont pas forcément ceux qu’on imagine.

  • le biais de disponibilité

On ne fait pas d’efforts pour chercher d’autres informations que celles immédiatement disponibles aussi. Le fait de mettre des images dans les mails n’augmente pas nécessaire le taux de clics, même si c’était le cas lors de la dernière campagne.

  • le biais d’illusion des séries

On visualise des choses dans le chaos. Utiliser son intuition pour extraire des tendances n’est pas une mauvaise chose mais c’est à compléter avec les résultats tangibles.

  • le biais de perception sélective

On interprète les informations en fonction de notre contexte, notre position. On voit plus facilement les problèmes chez la concurrence.

  • le biais culturel

On se formate par rapport au milieu culturel. Si le code vestimentaire de l’entreprise est de venir en costume, jamais quelqu’un proposera de venir en short.

  • le biais technologique

On préférer ce qui est nouveau, même si ça n’apporte rien par rapport à ce qui était en place. Le choix des technologies est souvent un choix affectif au détriment parfois du projet.

  • le biais de risque

On ne sort pas de son cocon par peur de l’inconnu, par peur de découvrir d’autres connaissances qui remettraient en cause ce qu’on considère comme acquis.

  • L’effet dunning-kruger

Les personnes les moins compétentes pensent être compétentes et n’arrivent pas à reconnaître leur incompétence en raison même de leur incompétence.

  • l’effet d’amorçage

On fait des associations inconsciente. En brainstorming on proposera des idées qui vont dans le sens des objectifs mensuels. Rien qui vienne à contre courant.

  • l’effet d’ancrage

Il est difficile de se séparer d’une première impression. Plus la première impression est précise, plus l’ancrage est puissant. Pendant une négociation, annoncer un nombre précis en premier va permettre de débattre autour de celui-ci.

  • loi de l’apogée/fin

On retient le moment à l’apogée et à la fin. La durée joue peu. Terminer les réunions ou les présentations avec quelque chose de fort, pas en eau de boudin comme il est coutume de faire.

  • l’effet de halo

Attribuer des qualités à quelqu’un uniquement sur la base de son apparence physique. Les personnes en shorts n’ont pas moins de choses à raconter que les costumes cravates et vice versa.

  • Les coûts irrécupérables

Quand il s’agit de prendre une décision, on a du mal  à ignorer les dépenses passées.  Quoiqu’il arrive l’argent dépensé est irrécupérable donc cette somme dépensée ne devrait pas être pris en compte dans la prise de décision.

  • Perte

On attribue plus de valeur aux choses qu’on possède, qu’à celles qu’on ne possède pas. Aversion aux pertes : la perte est plus douloureuse que le gain est agréable.

  • Le biais de conviction :

Je crois à cette idée, elle doit être vraie.-/ Nous défendons une idée qui, à notre insu, flatte notre égo, mais au fond de nous, nous avons quelques doutes quant à sa validité.Le biais d’apparence : /-Je comprends les gens.-/ Nous ne voyons pas les gens tels qu’ils sont, mais tels qu’ils nous apparaissent.

  • Le biais de conformisme :

On pense être unique alors que nous pensons comme tout le monde parce que nous sommes sociaux et terriblement soulagés de trouver des gens qui pensent comme nous.

  • Le biais de d’accusation :

On pense apprendre de nos erreurs alors qu’on n’aime pas observer de trop près ce que nous avons fait. C’est douloureux, notre égo en prend un coup. Notre réaction naturelle est d’accuser les autres, les circonstances ou la chance.

  • Le biais de supériorité :

On s’imagine rationnels, respectables et moraux. Si c’était vrai le monde baignerait dans la paix et la bienveillance.